Le mouvement français

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LES FAUCONS ROUGES — LE MOUVEMENT FRANÇAIS

A la recherche d’une identité

En même temps qu’ils se dotaient d’une morale
et d’une pédagogie spécifiques, les Faucons Rouges se cherchaient
une identité. Pour cela, il fallut bien recourir aux symboles, et de même que la théorie, le symbolisme emprunte à des sources différentes

- Au scoutisme,

le foulard qui devient rouge (il est pourtant inconnu dans le Mouvement allemand, remplacé par les lacets rouges qui ferment la chemise) ;

la " profession de foi " s’exprime à travers les " lois ", transformées par l’éducation socialiste en " principes ". Ces principes ont été discutés pendant des mois à travers les bulletins de l’Internationale de l’Éducation Socialiste pour unifier toutes les expériences nationales. La marque du scoutisme n’a pas été trop forte dans le Mouvement français, beaucoup moins que dans les Mouvements tchèque, polonais (les Scouts rouges) ou belge qui eurent bien du mal à abandonner " la promesse ". Le résultat fut cette série d’anti-lois destinées à
"conforter les enfants dans la fierté de leur origine de classe", à réaffirmer les principes pédagogiques du Mouvement ; dans l’ensemble, ces règles se différencièrent mal des lois scoutes

"Nous sommes des enfants de travailleurs, nous en sommes fiers ;
Nous sommes toujours fidèles à nos camarades ;
Nous voyons en chaque travailleur un ami et un frère ;
Nous sommes courageux, jamais désespérés et toujours prêts à nous rendre utiles ;
Nous sommes disciplinés, on peut compter sur nous ;
Nous, filles et garçons de la classe ouvrière, voulons être élevés ensemble ;
Nous disons librement et loyalement notre opinion ;
Nous respectons la conviction de chacun ;
Nous protégeons la nature et tout ce que l’homme a créé à l’usage de la collectivité ;
Nous sommes propres et sains ;
Nous luttons contre l’alcool et l’usage du tabac ;
Nous ne lisons que de bons livres".

- Aux Pionniers soviétiques, on emprunte la chemise bleue [1]
- Au Mouvement ouvrier autrichien, le salut "amitié"
- Au Mouvement ouvrier, le drapeau rouge, qui, ’monté au centre
du camp doit être une sorte de confession publique de notre volonté socialiste"
- Aux Allemands, un certain goût de la parade, des défilés, du jeu savant de vastes drapeaux déployés.

Le débat sur le symbolisme souleva de grandes controverses
notamment au sein du Mouvement français. De ce point de vue,
la greffe n’a pas très bien pris. Une tonalité tout à fait libertaire surgit des colonnes des numéros de l’Aide en 1938 :

"…le symbole reste, mais l’idée change... soulignons l’habileté avec laquelle les régimes totalitaires ont manié le symbolisme et abruti les peuples"

ou bien encore

"Alors qu’allons-nous faire des symboles qui font partie de l’arsenal faucon rouge, les éliminer ? inutile car trop peu nombreux, ils ont si peu de valeur réelle qu’ils ne nous encombrent guère ... nous sommes foncièrement opposés au symbolisme".

Un rejet qui apparaît encore plus nettement après 1945

"Nous sommes hostiles à tout symbolisme comme moyen d’éducation, pour les dangers qu’il présente. L’enfant ne voit pas la réalité masquée par le symbole et il ne s’attache plus qu’au symbole lui-même ... Dans notre Mouvement, la tenue (blouse bleue, foulard rouge et insigne) ne sert qu’à nous distinguer des autres organisations et à créer une égalité totale entre les enfants ; les fanions, à distinguer les équipes dans les grands rassemblements. Notre attachement au terme de "Faucon Rouge" n’est pas une marque de symbolisme mais de sentimentalité visà-vis de l’origine du mouvement".

En 1947, une circulaire nationale mentionne la décision
prise par le Cercle national des Aides , en accord avec des militants du Parti Socialiste qui participaient à la réunion de travail, de changer le terme de "Faucon rouge" une des premières raisons concerne la difficulté d’une telle appellation pour le recrutement ou le développement de la propagande. Chacun constate qu’en français, le nom de "Faucon Rouge" se prête à des jeux de mots désagréables, que de plus, le choix du "faucon" comme oiseau est tout à fait impropre, on ne manque pas de faire remarquer que le faucon est un oiseau de proie, donc un rapace et un carnassier, ce qui, tout compte fait, est assez contradictoire avec la pédagogie et l’idéal poursuivis. Toutes considérations, qui, sur le terrain de la concurrence d’après-guerre, prennent une grande importance. On ne manque pas de faire remarquer également, que les Anglais ont conservé leur appellation [2] et qu’ils n’en sont pas moins membres de l’Internationale de l’Éducation Socialiste .

Pour toutes ces raisons, les Aides de la Région parisienne feront la proposition suivante :
- les Jeunes faucons deviendraient " Jeunes compagnons " (8/12 ans)
- les Faucons rouges deviendraient " Compagnons libres " (12/14 ans)
- les Pionniers deviendraient " Pionniers rouges " (14/16 ans)

Et c’est précisément par attachement sentimental que cette proposition n’aura pas eu de suite.

Organisation du Mouvement de l’Enfance Ouvrière

Sans revenir sur l’origine des initiatives pour la création d’un Mouvement français des Faucons Rouges , il faut peut-être rappeler la part prise

- par des pédagogues, militants du Parti Socialiste, à titre individuel,

- par certains parlementaires socialistes, comme Georges Monnet qui ont servi de caution morale auprès du Parti Socialiste, mais surtout par certaines municipalités socialistes qui ont fourni l’essentiel de l’infrastructure matérielle et financière pour le démarrage des premiers groupes. Un dynamisme qui tenait beaucoup à la personnalité de leurs maires : comme Maître Chouffé à Villefranche sur-Saône, Henri Sellier à Suresnes, Barthélémy à Puteaux [3], Puggwli à Drancy, épaulés par la puissante Fédération des municipalités socialistes dont le représentant [4] assiste au premier Cercle national d’Aides du 12 janvier 1934.

En ce sens, on peut dire que la création du Mouvement de l’Enfance Ouvrière procède plus d’une œuvre municipale que d’un volontarisme politique.

La formation des "Aides"

Tous les témoignages s’accordent pour apprécier le potentiel pédagogique extrêmement riche des premiers éducateurs pourtant non encore rompus à la pédagogie des Faucons Rouges.

Ce sont de jeunes militants enthousiastes qui arrivent et parmi eux, des scouts, transfuges des Éclaireurs Unionistes [5].

Ce recrutement n’est pas aussi étonnant qu’il y paraît, le Parti socialiste comptait et compte encore dans ses rangs, un certain nombre d’hommes élevés dans la Religion Réformée [6], fils de cette minorité protestante qui, par conviction républicaine et laïque, a fourni son contingent de socialistes.

Les jeunes Éclaireurs Unionistes  [7] n’ont-ils pas également été séduits par un mouvement qui rejetait, comme le fait une certaine éducation protestante, la hiérarchie ?

Ils apportent un bagage pédagogique essentiel jeux, danses, techniques manuelles, connaissance du camping etc.
Ce sont eux aussi qui impriment au Mouvement cette structure verticale.

Les jeunes socialistes et Kurt Lowenstein devaient y apporter le "contenu socialiste", tandis que les "Forges", ou les Cercles d’Aides éducatifs contribuaient à homogénéiser la formation des cadres.

L’organisation de la vie collective

À la base, une organisation en équipes, groupes et régions est formée de 10 à 12 enfants avec un Aide qui la "dirige" ; la réunion de toutes les équipes forme le groupe et à sa tête, un Aide responsable et le Cercles des Aides locaux. Les groupes de toute une région forment une Région, avec un Aide régional responsable, assisté du Cercle des Aides de la Région.

Sur le plan national, les Amis de l’Enfance Ouvrière sont dirigés par un Bureau Central (Secrétaire général, Trésorier, Propagande, Technique et Commission pédagogique) qui réunit plusieurs fois par an le Bureau exécutif formé du Bureau Central et des Aides régionaux, et une fois par an, le Cercle National des Aides. [8]

L’activité des Amis de l’Enfance Ouvrière est coordonnée par la parution de l’’’Aide’’, l’organe intérieur mensuel de documentation technique et pédagogique.
Cette organisation assez rigide, reflète mal l’état d’esprit et l’organisation d’avant-guerre, où, dans une joyeuse émulation militante, les responsables bénévoles de l’époque (Germaine Monnet, Cleta Mayer, Gisèle Bernadou, le Dr Godard), assuraient les responsabilités nationales sans grand souci hiérarchique dans le petit local du 1, rue de l’Ave Maria dans le 4e arrondissement à Paris.

Recrutement et effectifs

Les Faucons Rouges sont les enfants de militants du Parti socialiste ou de la C.G.T., ou bien des enfants recrutés sur une base ouvrière assez large dans les municipalités socialistes.

L’effet conjugué du dynamisme de certaines sections et de l’activité municipale aboutissait à la création des premiers groupes
de Faucons Rouges à Puteaux, Suresnes, Bordeaux, Villefranche, mais aussi dans les 11e, 15e, 18e, 20e arrondissements de Paris [9].

Les Fédérations socialistes d’Afrique du Nord fourniront, elles aussi, leur contingent d’enfants, en particulier la Fédération socialiste de Tunisie  [10] dont le groupe participe dès 1938, aux Républiques Internationales. Celle d’Algérie se contente d’un groupe d’enfants constitué à Oran en 1947 et selon des critères qui ont suscité quelques critiques après la République de Mont-Louis en 1946, leur "peu d’esprit faucon" semble avoir fait l’unanimité.

Ce sont les archives concernant les effectifs des groupes qui font le plus cruellement défaut, situation aggravée par l’extrême improvisation qui règne après la guerre :
"Il est assez difficile de donner des chiffres exacts car de nombreux groupes oublient ou négligent d’envoyer au Bureau central leurs rapports d’effectif et d’activité, aussi bien d’ailleurs que les rapports de trésorerie..." [11]

Jusqu’en 1939, nous ne pouvons nous appuyer que sur le nombre de participants aux Républiques ces chiffres eux-même ne peuvent donner qu’une idée de la croissance ou de la baisse des effectifs car une partie seulement des enfants participaient à ces camps d’été [12] :

- 1932 : 30
- 1934 : 350
- 1935 : 550
- 1936 : 600
- 1937 : 200
- 1938 : 405

Ou bien ces quelques informations fournies par l’"Aide" de Juillet 1936 où l’on se félicite des 5.000 cartes distribuées, de même que de la participation massive des Faucons Rouges de la Région parisienne au défilé devant le mur des Fédérés [13], soit 600 Faucons Rouges ou Pionniers, contre 300 en 1935.

Ces chiffres n’ont rien de surprenant, ils "collent" parfaitement avec l’accroissement parallèle des effectifs syndicaux et des partis politiques de la gauche dans la foulée du Front Populaire. Le chiffre de 5.000 cartes se laisse mal interpréter : s’agit-il de cartes destinées aux enfants et Aides ou à l’ensemble des Amis de l’Enfance Ouvrière , qui comprend l’Union des Parents et Amis  ?

Les effectifs d’après guerre sont un peu plus faciles à cerner :

— Enfants — Aides

- 1946 - .616 — 122
- 1947 - 1800 — 245
- 1948 - 1015 — 223
- 1950 - .500 — ?

Pour 1947, il n’existait qu’un seul témoignage, un rapport du Cercle national des Aides des 9/10/11 novembre 1947 qui faisait état du nombre de voix attribuées aux groupes d’après le nombre de Faucons et Aides inscrits au 30 septembre 1947 ; soit, 1 voix pour 25 faucons, + 1 voix par fraction de 10 au-dessus de 25, + 1 voix par 5 Aides, + 1 voix par fraction de 5 au-dessus de 5 ; le calcul donne un résultat forcément approximatif.

L’étiage le plus bas est atteint en 1950, c’est ce que nous apprend le compte rendu du Comité exécutif du 17 mars 1951 : "Le Mouvement repart sérieusement, l’effectif représente 500 membres".

Les effectifs ont donc évolué en même temps que les grandes poussées du Mouvement ouvrier, 1936-37, 1946-47, mais dans une fourchette modeste et optimale de 5.000 à 500. Il est vrai que les Faucons Rouges n’ont jamais
voulu être un mouvement de "masse", on pourrait même leur reprocher
un certain élitisme tant leur volonté était grande de ne pas sacrifier la qualité de leur pédagogie.

En 1947, 1948, dans l’âpre concurrence que se livrent les Mouvements de jeunesse, le Mouvement de l’Enfance Ouvrière affirme "Pour 10 enfants, il faut un Aide, nous ne voulons pas, comme chez les Vaillants ou Francs Camarades , avoir un adulte pour 40 ou 50 enfants". [14]

Reste à examiner l’implantation géographique des groupes et leur évolution.

Une étude approfondie de l’activité des groupes de province aurait pu apporter l’exacte mesure de la greffe française [15], il n’en est rien, encore une fois, faute d’informations que le Secrétariat national du Mouvement déplore assez :

"Nous demandons aux camarades de continuer à nous envoyer les programmes de leurs fêtes, les journaux que sortent les équipes, les photos... pour que nous connaissions, d’une manière vivante vos activités et en fassions part aux autres groupes" [16]

Il ressort des quelques témoignages parus dans l"’Aide"
ou dans les comptes-rendus de Comités exécutifs, que les bastions
du Mouvement de l’Enfance Ouvrière demeurent inchangés après la guerre

- la Région parisienne
- la Région de l’Est
- la Région du Sud-Ouest
- la Région Lyonnaise
- le groupe de Tunisie

Régions où le tissu militant est traditionnellement assez riche pour assurer un rapide renouvellement des cadres.

Entre 1946 et 1948, les effectifs s’étoffent et de nouveaux groupes s’implantent hors de ces zones privilégiées, c’est principalement le cas du Nord et du Pas-de-Calais, de Nîmes, Marseille et Dijon puis, naissent au gré des succès électoraux des municipalités socialistes [17] ou du dynamisme des sections, des groupes éphémères, au Havre, Tours, La Rochelle, Limoges, Le Mans, Clermont-Ferrand, qui souffrent plus d’un manque crucial de jeunes responsables que d’enfants à recruter.

La région du Sud-Ouest s’appuie sur les villes de Bordeaux et Toulouse autour desquelles gravitent les groupes de Pau, Lannemezan, Tarbes, Riberac, son dynamisme, les multiples activités (fêtes, publication de journaux, organisation de camps aux petites vacances ou même de grandes Républiques, comme celle de Mont-Louis) vont de pair avec la vitalité du Parti qui ne ménage pas son aide. [18]

La Région de l’Est reste encore aujourd’hui une exception puisqu’il existe toujours un Mouvement de l’Enfance Ouvrière à Mulhouse alors même qu’il a disparu sur le plan national. La proximité du mouvement allemand, les liens avec les Amis de la Nature expliquent probablement cette ténacité. En 1946, Mulhouse, Strasbourg et Issenheim se félicitent de leurs effectifs sans donner plus d’informations sur le chiffre exact ni sur la nature de leurs activités ; pourtant, le "vieux" groupe de Mulhouse avait su faire parler de lui avant-guerre, précisément le 27 mai 1939, lorsqu’une délégation de Faucons Rouges venue attendre
leurs camarades suisses à la gare, a été attaquée par les hommes
du P.S.F. [19] qui organisaient justement leur congrès annuel à Mulhouse ; toute la presse du Mouvement se fit l’écho de cette "lâche agression" fasciste.

La Région Rhône-Alpes, autre vieux bastion des Faucons Rouges avec les groupes de Lyon, Villeurbanne, Villefranche, Roanne, a beaucoup de mal à se reconstituer après 1945.

C’est encore la Région parisienne qui rassemble le plus grand nombre de groupes et imprime au mouvement une tonalité qui n’est pas toujours bien acceptée par la province.

Témoin, cette incompréhension, cette tension qui éclatent en 1950 sous la double forme d’une opposition Paris/Province, plus précisément, Paris/Toulouse et d’une opposition [20] plus politique. La Région parisienne recrute dans les milieux ouvriers mais aussi parmi les fonctionnaires, enseignants du Parti socialiste beaucoup de Pionniers sont des lycéens, capables de traduire des chants allemands avec leurs Aides, eux aussi assez souvent étudiants ils ont le sentiment de détenir la vérité pédagogique des Faucons Rouges en même temps qu’ils
sont sensibles aux dissidences révolutionnaires et accentuent
leur critiques vis,à-vis du Parti.

C’est en province que les liens entre les Faucons Rouges et le Parti sont les plus étroits, souvent familiaux [21]
, c’est toujours dans la Région parisienne que les relations sont les plus mauvaises. Pour toutes ces raisons, il convient d’examiner d’un peu plus près, les relations entre les Faucons Rouges et le Parti Socialiste S.F.I.O.

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Notes

[1A Draveil, les enfants du Secours Rouge International (communiste) portaient la chemise bleu clair.

[2Woodcraft-Folk, Amis de la nature.

[3Barthélémy est mort, fusillé par la Résistance sur les marches de sa Mairie en 1944.

[4Antonin Poggioli, Maire du Bourget et Conseiller Général de la Seine, est à la Direction de la Fédération des Élus municipaux et cantonaux  ; voir aussi notes p. 16 et 23.

[5Branche protestante du scoutisme.

[6Je trouve, dans les "Cahiers de la Méditerrannée", (Nice 1976) , un numéro consacré à la Fédération Socialiste de Tunisie : "Du protectorat français à l’indépendance tunisienne" et à son Secrétaire Elie Cohen-Hadria, la préface suivante :

"Ce n’est pas, je le crois, une rencontre purement fortuite qui a amené deux protestants à présenter les souvenirs d’un militant socialiste de Tunisie (André Philip et Charles-André Julien), dont la déclaration liminaire rappelle ses origines juives. Il ne s’agit nullement, en l’occurrence, d’impératifs religieux... mais nous appartenons tous trois à des minorités qui furent exclues des fonctions publiques, privées des garanties fondamentales de droit.. il n’empêche que ceux qui se sentent solidaires du comportement protestataire de leurs aieux sont naturellement portés à lutter pour que tous les hommes bénéficient de la justice".

[7Il s’agit en particulier du groupe de Suresnes conduit par Roger Foirier, qui avait constitué, avant de venir aux Faucons Rouges, les " campeurs rouges ".

[8l’U.P.A., l’Union des Parents et Amis devait permettre aux parents ou adultes sympathisants d’épauler le Mouvement d’enfants, comme une sorte de comité de soutien.

[9la XXe section était la plus nombreuse de Paris, elle a compté Léon Blum, Daniel Mayer, Marcel Déat, Daniel Guérin...

[10Fédération elle-même particulièrement dynamique grâce à la personnalité de son Secrétaire Elie Cohen-Hadria ; c’est sa femme Lucienne, qui devait s’occuper des Faucons Rouges.
Voir en annexe p.177son témoignage.

[11Rapport du Bureau Central, 1946.

[12La participation est plus forte pour les Républiques nationales que pour les Républiques Internationales dont on limitait la participation aux seuls adolescents (pionniers) ; voir également en annexe p.186 le calendrier des Républiques.

[13Commémoration du massacre des Communards par les troupes versaillaises en mai 1871, un rituel du Mouvement ouvrier auquel les Faucons Rouges prenaient toujours part.

[14Les Vaillants et Vaillantes , organisation d’enfants du Parti Communiste  ; les Francs et Franches camarades sont créés en novembre 1944 par des enseignants, des anciens Éclaireurs de France , des militants des Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation active, de la C.G.T. , de la Ligue de l’Enseignement .

[15L’opposition du groupe de Toulouse à la pratique du nudisme, montre assez qu’il existait des formes de résistance à l’aspect germanique du mouvement.

[16L’AIDE 1948.

[17Toutes les grandes villes de France ayant un Maire Socialiste n’ont pas pour autant un groupe de Faucons Rouges. Sur les 37 Maires socialistes que comptent les principales villes de France en 1948, 10 seulement ont un ou plusieurs groupe de Faucons (liste publiée dans le journal des Élus socialistes, en janvier 1948, voir aussi, annexe p. 210).

[18voir ci -après, "Les Faucons Rouges et le Parti Socialiste".

[19P.S.F., Parti Social Français du Colonel de La Rocque.

[20La querelle oppose Clé Froment, qui représente la Région de Toulouse, et le Cercle des Aides de la Région Parisienne . Voir aussi la note 2, p. 111. et annexe p. 208

[21A ce propos, voir aussi les témoignages.