Monnet Germaine

Monnet Eugénie Germaine née Fauchère

Née le 17 avril 1901 à Paris (Ve arr.), fille d’un éducateur, Germaine Monnet appartenait à une famille modeste. Elle adhéra très jeune à la 5e section de la Seine du Parti socialiste SFIO, celle du quartier Latin de Paris. Elle en devint la secrétaire. En juin 1935, un court programme local de Front populaire fut élaboré par la section et défendu notamment par Paul Rivet et Francis Perrin (qui signa au nom du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes).

Employée à l’Union des syndicats de la Seine, elle épousa le fils de Léon Jouhaux dont elle eut une fille. Divorcée, elle se remaria avec Raymond Bouyer (voir ce nom dans le Maitron), le secrétaire de l’Union des mécaniciens de la Seine. Elle devint secrétaire du groupe socialiste à la Chambre des députés.

Elle adhéra aux Amis de l’Enfance ouvrière, appelés aussi «  Les Faucons rouges  », où dans une discipline librement consentie, on tentait d’élaborer un nouveau style de vie. Chaque été, les Amis de l’Enfance ouvrière organisaient une république internationale d’enfants. Elle en devint l’une des animatrices aux côtés de Georges Monnet.

Ayant divorcé de R. Bouyer, elle épousa Georges Monnet dont elle devint la collaboratrice au ministère de l’Agriculture (1936) puis au ministère du Blocus (1939). Trois enfants naquirent de leur union.

Germaine Monnet militait également au sein du Groupe des femmes de la SFIO et fut élue régulièrement au Comité national des Femmes socialistes.

Elle mourut le 1er septembre 1983 à Paris (Ve arr.).

SOURCES DU MAITRON : G. Lefranc, Le mouvement socialiste sous la IIIe République, op. cit. — G. Lefranc, Le Front populaire, op. cit. — Lettre de G. Lefranc, 31 mars 1981.

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