Sa place dans la société française (suite)

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Les Faucons Rouges, l’État et les autres Mouvements de Jeunesse et d’Éducation Populaire

Avant 1939, le Mouvement vivait dans une relative autarcie [1] , l’aide matérielle et morale que lui a valu l’accès du Parti Socialiste au pouvoir en 1936 ne lui avait pas fait perdre cet aspect improvisé, bénévole et militant.

C’est naturellement avec les Jeunesses Socialistes mais également avec le Mouvement laïque des Auberges de jeunesse  [2] que les contacts sont les plus étroits les Faucons Rouges utilisaient volontiers les Auberges à l’occasion de leurs sorties, des
liens que facilitait une forme de culture commune. Peu de contacts avec les scouts, sinon par l’intermédiaire de leurs Aides venus des Éclaireurs unionistes.

Après 1945, le Mouvement cherche à sortir de son ghetto, à se faire reconnaître par les différents Ministères une démarche qui n’est évidemment pas désintéressée, de sa réussite dépendent aides et subventions.

C’est d’abord une demande de reconnaissance, en tant que Mouvement de jeunesse et d’éducation, auprès du Ministère de l’Éducation Nationale en mai 1945 ; l’entrevue eut lieu avec Jean Guéhenno Une Direction de l’Éducation populaire est confiée en septembre 1944 à Jean Guéhonno. qui refusa, mettant en évidence qu’étant sous le patronage du Parti Socialiste , les Amis de l’Enfance Ouvrière étaient un Mouvement d’éducation politique toutefois, il acceptait d’octroyer une subvention au titre de colonie de vacances.

Auprès du Ministère de l’Intérieur , une demande de reconnaissance par l’État (reconnaissance d’utilité publique), la demande est soutenue par une double intervention de A. Le Trocquer et G. Deferre ; elle est acceptée.

Auprès de la Ligue de l’Enseignement, les Faucons Rouges essuient également un refus, l’affiliation ne peut être prise en compte pour des motifs politiques.

Seule, l’’’Entraide Française" [3] acceptait d’accorder
une subvention de 10 Francs par enfant participant à une République, de fournir du ravitaillement pour un goûter de Noël dans la Région parisienne, d’aider à l’aménagement de Maisons d’enfants.

Au niveau central, il n’y eut aucune relation avec les "Maisons de jeunes" qui excluaient aussi les organisations politiques ou confessionnelles.

Les C.E.M.E.A. seront le lieu d’échanges et de confrontation pour les principaux Mouvements de jeunesse d’ inspiration laïque et principalement pour les Éclaireurs de France
et les Faucons Rouges [4] ; Henri Laborde, qui, en 1944 a la charge de Délégué général des C.E.M.E.A. , organise en 1945, les Centres de formation des Forges pour la formation des Aides du Mouvement de l’Enfance Ouvrière dont il confie la Direction à Jean Roger, alors instructeur permanent des C.E.M.E.A. , militant socialiste et ancien animateur du Mouvement d’Éducation nouvelle du Nord .

Cette confrontation aboutit à certaines formes de collaboration, ainsi, les Éclaireurs de France vont-ils demander aux Faucons Rouges de les aider à réfléchir sur le problème de la coéducation pour l’appliquer dans leur Mouvement :

"…ci-joint, divers papiers intéressant notre congrès de Responsables de la branche cadette (8-11 ans). Pour faire suite à nos conversations, au sujet de possibilité de travail en commun, j’aimerais que vous puissiez, en réponse à ce papier, me soumettre les points au sujet desquels nous pourrions tomber en désaccord. Je sais que notre évolution est lente aux yeux des Faucons Rouges qui, depuis longtemps, pratiquent l’activité libre, la coéducation et vivent sans promesse… mais nous ne devons pas trop accélérer si nous ne voulons pas flanquer
le mouvement par terre...
" [5]

Quel meilleur témoignage de l’apport pédagogique des Faucons Rouges ?

Paradoxalement, cette ouverture pédagogique du scoutisme laïque, son dynamisme, va placer le Mouvement de l’Enfance Ouvrière devant la nécessité de redéfinir ses objectifs, son originalité. En voulant défendre une certaine conception de l’Éducation socialiste, sans pour autant devenir le Mouvement d’enfants de la S.F.I.O. , tout en acceptant sa tutelle, il devenait difficile, pour les non initiés, de saisir exactement la vocation des Faucons Rouges et surtout de ne pas le voir comme un Mouvement politique.

Au moment même où la gauche française et surtout le Parti Communiste , "invente" les organisations patriotiques de masse dont l’apparente neutralité rassure les familles ouvrières [6] , il devient difficile de s’affirmer socialiste et internationaliste. Cette situation n’échappe pas aux responsables lucides du Mouvement :

"Perdu dans le tourbillon de cette chasse aux gosses, les Amis de l’Enfance Ouvrière se sont un moment posés avec angoisse cette question : A quoi bon ? A quoi bon notre Mouvement ? Et ne fait-il pas double emploi ? ". [7]

A sa création, les Faucons Rouges avaient le champ libre. A côté des patronages laïques et des garderies qui ne poursuivaient aucun but éducatif, à côté des scouts et des patronages religieux, à côté des Pionniers communistes "simples garderies à foulards rouges", à côté des Éclaireurs de France encore fortement marqués par une éducation paramilitaire, le Mouvement se présentait comme une organisation vraiment originale.

Or, après 1947, les patronages et garderies laïques se sont, dans une large mesure améliorés, même si l’encadrement traditionnel reste prédominant, de nombreux jeunes moniteurs pratiquent des méthodes de pédagogie active après leur formation par les Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active mais qui sont ces jeunes gens ? Et voilà la surprise :

"même ceux qui sont passés par les C.E.M.E.A. représentent une écrasante majorité de "jocistes" [8] , dans plus de 30 stages observés, les libres-penseurs étaient en nombre infime, à croire que le dévouement fût l’apanage des chrétiens". [9]

Ce christianisme militant trouble beaucoup les responsables des Faucons Rouges , d’autant plus qu’ils reconnaissent volontiers que de nombreuses familles socialistes confient leurs enfants aux patronages religieux ; bien entendu on admet qu’il s’agit là d’une habitude plus que d’un choix idéologique.

Mais le doute est là, ces familles ne craignent-elles pas d’envoyer leurs enfants dans un mouvement plus politique, aux méthodes pédagogiques trop audacieuses ? De là à dénoncer
le conformisme et "l’esprit petit-bourgeois" de ces familles ouvrières...

Il n’en reste pas moins que ce sont les organisations laïques qui gênent le plus les Faucons Rouges , les Éclaireurs de France d’abord chez qui les fervents du drapeau et de l’uniforme font déjà figure d’illuminés ! Autres concurrents, les F rancs et Franches Camarades dont la vocation laïque ne fait aucun doute ; les F.F.C. fondés par des enseignants se veulent un mouvement de masse pour l’organisation des loisirs des enfants ; leur idéal n’atteint pas les sommets voulus par les Faucons Rouges mais ils sont tout à fait dignes d’intérêt même si ces derniers les soupçonnent de servir de pépinière aux E.D.F. et à la F.F.E.  [10] avant qu’ils n’entrent dans la mouvance des Jeunesses communistes .

Voilà donc les Faucons Rouges menacés, à la fois par les "laïques" et le christianisme de "gauche". Et, alors même qu’une partie de leurs conceptions pédagogiques a essaimé, ils
auront bien du mal à échapper au ghetto dans lequel les enferme leur "éducation socialiste".

Les Faucons Rouges et le Parti Communiste Françals

Les mots "République d’enfants" illustrent encore aujourd’hui certains camps de Pionniers soviétiques ; il y eut même une "République multinationale d’enfants" à Belgrade en
Août 1979 dont la presse occidentale s’est fait l’écho [11] .
Mais depuis longtemps [12], les mouvements d’enfants liés aux Partis Communistes, en URSS comme en France, ne seront pas conçus comme des foyers d’expérience pédagogique, les "Cahiers du bolchevisme" l’ont dit clairement [13] :

"L’Internationale de la Jeunesse communiste attire dans le mouvement d’enfants de nouvelles "réserves" qui offrent des possibilités inouïes… il faut créer un mouvement de masse des enfants... "

et encore,

"ce n’est pas que nos dirigeants doivent être des pédagogues… ce serait une grave déviation… ce serait écarter le mouvement de la base du Parti qui est avant tout ouvrier"

Dès l’origine, le Parti Communiste Français organise, sur le modèle des Komsomols soviétiques, un Mouvement de Pionniers communistes , aux effectifs réduits et dont il redoute le ; dès 1930, le Parti, par le biais des municipalités communistes, préfère miser sur l’organisation de "colonies prolétariennes" :

"le patronage s’est borné à la garde des enfants prolétariens de la localité sous la surveillance d’un camarade de bonne volonté... "

"dans ces colonies, où les rassemblements d’enfants sont parfois considérables (Saint-Denis a envoyé 2.500 enfants dans ses colonies en 1933), un travail d’agitation souvent excellent est fait parmi les enfants des localités voisines de la colonie... " [14]

Tandis que le Secours Ouvrier International  [15]
tente de mettre sur pied des groupes d’enfants déshérités, comme c’est le cas à Draveil. Ils sont plus nombreux que les Faucons Rouges  [16] et n’ont aucune activité commune excepté, en décembre 1935, lorsque le Comité des chômeurs de Villeneuve-Saint-Georges, d’inspiration communiste, organise un "Noël Rouge" auquel les Faucons sont invités ; leur participation va les conforter dans le sentiment de leur supériorité "idéologique" vis-à-vis des enfants du "patronage communiste". [17]

Les numéros de l’"Aide" avant guerre témoignent, à la fois d’un grand souci d’unité du Mouvement Ouvrier :

"Nous devons observer une attitude qui s’abstienne d’expression haineuse, éviter tout ce qui peut porter préjudice à la solidarité de la classe ouvrière et à sa nécessaire unité"

et d’une certaine prudence, qui n’exclut pas la critique vis-à-vis de la situation en URSS :

"Nous ne voulons dissimuler à nos faucons, ni les gloires, ni les hontes de ces vingt ans... il doit comprendre l’intérêt fondamental que le prolétariat mondial prend avec raison au développement de l’URSS... "

Suit une statistique, un bilan positif de la production et des effets de l’éducation en URSS mais, à propos de l’historique du "joumal mural" né dans la Russie révolutionnaire de 1917 et sur la pratique alors de l’auto-critique révolutionnaire, cette remarque :

" ...la liberté a disparu, on y trouve aujourd’hui les plus basses flagomeries à l’adresse du maître bien-aimé" [18]

en même temps, on rappelle l’exemple révolutionnaire d’E.P. Rogozinnikowa, pendue à 22 ans en 1906 pour avoir exécuté un tortionnaire administrateur en chef des prisons tsaristes :

"que son souvenir soit un épouvantail pour ceux qui auraient le goût de la tyrannie". [19]

Du côté du Parti Communiste , les Faucons Rouges n’ont jamais eu très bonne presse. Voici comment les Cahiers de Contre-enseignement prolétarien [20] , après avoir apprécié les différents mouvements de jeunesse français, les jugent :

"Si le Faucon Rouge n’a pas comme règle de combattre le capitalisme, mais seulement le "poison du tabac", il reconnaît faire partie de la classe ouvrière et voir un frère dans tout ouvrier. Cette démagogie est fréquemment plus accentuée encore… "

et

"Les Faucons Rouges allemands, par exemple, avant de s’effacer devant Hitler, participèrent au lancement du cuirassé Deutschland ; leurs chefs félicitaient et encourageaient les œuvres d’enfants catholiques et protestantes ; ils ne proposaient à l’épouvantable détresse de l’enfance allemande, d’autre remède que des aumônes... "

Puis vient la critique de la pédagogie des Républiques d’enfants :

"En France, l’organisation des Faucons Rouges s’est lancée par une tapageuse République des enfants qui s’est tenue au cours de l’été 1932 à Draveil… grâce à l’appui financier des syndicats réformistes et des municipalités socialistes… "

critique qui porte principalement sur l’expérience du parlementarisme :

"Ces élections se déroulaient dans le champ clos du camp et les dirigeants s’efforçaient de maintenir les enfants dans le cadre de cette vie factice… la solidarité des enfants prolétariens de France et d’Allemagne, les revendications vitales des enfances sous-alimentées et mal vêtues de ces deux pays, le fascisme qui allait s’établir en Allemagne, la guerre, tout cela était à dessein oublié par les dirigeants socialistes de Draveil "

et pour conclure, cette outrageuse et mensongère accusation :

"L’organisation socialiste d’enfants est placée sous la direction de Grumbach. On se doute que cet "homo" [21] qui partage avec Baden-Powell, l’avantage d’avoir été espion pendant la guerre, orientera cette organisation dans le sens qui servira au mieux les intérêts du capitalisme ... "

Les Faucons Rouges accueillirent bien parfois quelques enfants de sympathisants communistes dans certaines municipalités ouvrières, mais dans l’ensemble la mésentente était la règle. Après 1945, le fossé s’agrandit encore et le raz de marée des organisations de jeunesse communiste devait balayer la crainte que le Parti Communiste pouvait avoir des Faucons Rouges .

Les Faucons Rouges et le Mouvement syndical

Les liens sont étroits depuis les origines du Mouvement de l’Enfance Ouvrière puisque le premier Cercle National des Aides du 21 janvier 1934 a lieu sous la Présidence du "camarade Mérat, du Syndicat des Professeurs, délégué de la C.G.T." (même après la réunification syndicale de 1936, la C.G.T continuera à apporter un soutien militant aux Faucons Rouges).

Ils sont à vrai dire plus à l’aise avec le mouvement syndical, qui partage la même méfiance à l’égard de l’État et des partis politiques et même de la S.F.I.O.  ; cette idéologie anarcho-syndicaliste était en effet partagée par la majorité des responsables du Mouvement de l’Enfance Ouvrière .

C’est peut-être avec le Centre Confédéral d’Éducation Ouvrière de la C.G.T. que les relations furent les plus étroites. Fondé en grande partie par les militants de la Fédération de l’Enseignement , avec ses deux permanents, Georges et Émilie Lefranc, professeurs, détachés dans cette fonction par le Ministère de l’Éducation publique en 1936, il dispense une pédagogie originale pour l’époque et qui va dans le même sens que celle proposée par les Faucons rouges  : [22]

"Ce que nous voulons, c’est aiguiser l’instrument qui permet de mieux comprendre les faits et de mieux agir sur eux". [23]

En même temps qu’il travaille à l’émergence de nouveaux cadres syndicaux, le Centre Confédéral d’Éducation Ouvrière de la C.G.T. veut former des militants éclairés et lucides par une constante mise en garde contre ce qu’il appelle "les croyances aveugles".

Pour resserrer les liens avec les syndicats étrangers qui se livrent à des expériences similaires, le Centre organise des semaines d’études à l’ Abbaye de Pontigny dans l’Yonne qui se tinrent annuellement à partir de 1936. Les Faucons Rouges devaient y participer assez régulièrement, principalement à celle organisée, en octobre 1937, sur le thème "Pour une morale sociale rénovée" après un exposé de Robert Lacoste sur "l’actualité de l’éducation ouvrière", vinrent ceux de deux responsabIes des Faucons Rouges. L’un traite du thème "culture et métier", l’autre de "l’esprit critique et de la discipline syndicale" avant de passer en revue les différents mouvements éducatifs prolétariens pour déclarer "deux dangers les menacent : la mystique de la neutralité et celui du sectarisme politique", il cite enfin le Mouvement des Auberges de Jeunesse qui "dévie" parce qu’il a voulu "créer un mode de vie nouveau, sans une morale sociale rénovée".

Cette expérience d’une très grande richesse, par la qualité des cours dispensés, le nombre de publications éditées est la seule à laquelle les Faucons Rouges ont été associés elle devait être interrompue par la guerre le destin de ses animateurs peut être mis en parallèle avec celui de certains responsables des Faucons Rouges : militants de la Fédération de l’Enseignement , ils étaient pacifistes, antisoviétiques, anti-communistes et l’équipe responsable à suivi Belin (Secrétaire général adjoint de la C.G.T.). La plupart collaborèrent avec Vichy quand ce dernier devint Ministre du Travail .

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Notes

[1C’est aussi le reproche que l’on faisait aux Éclaireurs : "Il est vrai que les Éclaireurs, lorsque je les ai connus (l937) constituaient une société un peu fermée et ce caractère resserrait encore les liens qui les unissaient... " G. de Failly "Les CEMEA qu’est-ce-que c’est ?" op. cit.

Les Faucons Rouges fonctionnaient aussi comme une société très fermée.

[2Fondée par Marc Sangnier en 1933, la Ligue Française des Auberges de Jeunesse. subit de graves dissenssions internes qui aboutissent la même année à une scission et à la création officielle en 1934, du Centre laïque des Auberges de jeunesse soutenu par les syndicats laïques et le monde enseignant.

Voir aussi l’appel de Madeleine Lagrange p. 209.

[3L’’’ Entraide Française "succède au" Secours National "créé par Vichy ; cet organisme gérait un certain nombre d’oeuvres sociales et principalement des Maisons d’enfants ; des socialistes y avaient travaillé pour des raisons diverses, pendant l’Occupation, et la nouvelle équipe de l’ Entraide Française constituée de Résistants devait y retrouver quelques camarades.

[4"Les Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active ont été créés en 1937 à l’initiative de pédagogues et de membres des Éclaireurs (branche laïque du scoutisme français) ; ces centres avaient pour but de former les moniteurs des colonies de vacances, ils se reconstituent après-guerre et élargissent leur vocation en devenant le lieu de formation de tous les cadres des mouvements de jeunesse laïques, après les avoir boudés" (cf. brochure écrite en 1945 par André Marty sur les colonies de vacances publiée par l’ Association des Vaillants et Vaillantes ). Le Parti communiste , dès la fin de la même année, faisait confiance aux C.E.M.E.A. et les utilisait comme centre de formation.

[5Lettre signée Jean Cabot du 20/10/1944

[6L’ Union de la Jeunesse Républicaine de France (U.J.R.F.) créée le ler Avril 1945 à l’initiative de la Fédération des Jeunesses communistes dans la perspective d’un large mouvement de la jeunesse française se veut indépendante au point d’offrir sa Présidence au vieux radical E. Herriot ! Les Vaillants et Vaillantes en étaient le mouvement d’enfants, devenus, depuis 1970, Pionniers de France .

[7archives Lacapère, 1948.

[8En 1925, l’abbé Cardjin crée en Belgique la Jeunesse Ouvrière Catholique (J.O.C.), en France la J.O.C. est créée à l’initiative de l’abbé Guérin en septembre 1927.

[9"Réflexions sur le Mouvement", archives Lacapère 1948.

[10Éclaireurs de France, Fédération Française des Éclaireuses, le Mouvement n’est pas encore mixte.

[11le ’’Monde’’ du 28 août 1979.

[12voir dans "les sources de la pédagogie des Faucons Rouges", "l’apport soviétique".

[13les "Cahiers du bolchevisme"
- (janvier-juin 1926
- juillet-déc. 1926
- février-déc. 1930)

[14Les cahiers du bolchevisme op. cit.

[15Organisation de secours du P.C.F.

[16témoignage de J. Pemet.

[17L’AIDE de janvier 1936.

[18L’AIDE, mai 1937

[19L’une des martyrs évoquées dans le "Dossiers des fusilleurs" (p.86)

[20Les Cahiers de Contre-enseignement prolétarien n° 13 - Juin 1933.

[21Grumbach signait souvent ses articles dans le Populaire du pseudonyme "Homo", abréviation d’homo sapiens mais qui laisse planer ici un doute scabreux.

[22"C’est en octobre 1929 que la C.G.T. nomma une Commission chargée d’étudier la réforme de l’enseignement et l’éducation syndicale. Elle était composée de quinze membres dont huit de la Fédération de l’enseignement présidée par Milion, représentant du Bureau confédéral. Le Congrès en 1931, décida, à sa demande de créer un Institut Supérieur Ouvrier... les premiers cours eurent lieu en novembre 1932". Rolande Trempé, intervention aux joumées d’études consacrées à l’Éducation Populaire entre les deux guerres, l’INEP, nov. 1979.

[23l’AIDE, octobre 1937.